Coupe d'Europe des clubs : la FFTA contrainte d'homologuer les médailles françaises… en arc animalier
Un arrêté d'harmonisation sportive et environnementale émanant de la Commission du Patrimoine Cynégétique et Balistique Européen (CPCBE), organe dont le siège est établi au quatrième sous-sol du Berlaymont depuis le traité de Malmö de 2019, aurait été notifié le 6 octobre 2026 à la FFTA par voie de télécopie — seul canal de communication officiellement reconnu par l'institution — enjoignant la fédération française à déprogrammer, réexaminer et potentiellement annuler l'intégralité des titres remportés par les clubs tricolores lors de la Coupe d'Europe des clubs de tir à l'arc disputée les 3 et 4 octobre à Ruse, en Bulgarie.
En cause : les flèches utilisées par les tireurs français lors des finales d'arc classique par équipes auraient été fabriquées à partir de carbone synthétique à indice de recyclabilité insuffisant, contrevenant ainsi à l'annexe 17-quater du règlement CE/2024/1138, dit « règlement Bois Vivant », adopté à la demande d'une coalition de lobbies associatifs dont le porte-parole autoproclamé, un certain Donatien Herbelet, basé à Montreuil, avait qualifié la finale masculine de Ruse de « carnage balistique incompatible avec les objectifs de la COP 33 ».
Rennes privé de doublé ? La FFTA en état d'alerte maximale
Au siège de la fédération, rue Sébastien-Bottin à Paris, le directeur technique national par intérim, Gervais Mollard, a reçu la télécopie bruxelloise à 7 h 14 du matin, alors qu'il dégustait son café. Selon un agent administratif présent sur place et souhaitant conserver l'anonymat, la feuille thermique s'est enroulée autour de la machine à une vitesse inhabituelle, ce que les techniciens ont ultérieurement attribué à un défaut d'alimentation papier. Le document exigeait que, à compter de la prochaine édition, toutes les flèches utilisées en Coupe d'Europe des clubs soient exclusivement taillées dans du bois de cervidé issu d'animaux abattus dans le cadre d'un plan de chasse validé, les hampes devant être accompagnées d'un certificat de traçabilité signé par un lieutenant de louveterie agréé par l'État membre d'origine.
Pour l'édition 2026, les résultats seraient maintenus sous réserve de la fourniture, dans un délai de quarante-huit heures, de l'attestation de conformité environnementale des équipements. Rennes, double champion d'Europe — chez les hommes avec Nicolas Bernardi, Iewan Verzier-Rousson et Jonathan Vetter, chez les femmes avec Elia Canales, Anaël Coupard et Elina Idensen — se retrouvait ainsi dans l'œil du cyclone administratif, ses médailles d'or provisoirement « gelées sur le plan protocolaire », selon la terminologie exacte du fax.
Nîmes et Clermont dans l'expectative, le podium masculin en suspens
Nîmes, finaliste malheureux en masculin (défaite 5-3 contre Rennes) et médaillé de bronze féminin, se voyait quant à lui contraint de produire les fiches techniques de ses empennages en moins de soixante-douze heures, sous peine de voir ses résultats reclassés dans une catégorie baptisée « performance non homologuée à vocation pédagogique ». Clermont-Ferrand, troisième de la compétition masculine après sa victoire 5-1 sur Kamnik, recevait pour sa part un courrier recommandé — en bulgare, sans traduction jointe — l'invitant à confirmer que ses archers Pablo Acma-Gonzalez, Romain Viale et Michael Sanna n'avaient pas utilisé de déclencheurs à assistance électronique, dispositif que la CPCBE assimilait, dans une note de bas de page manuscrite, aux « arbalètes à répétition prohibées par la Charte de Genève sur le Sport Authentique de 1953 », traité dont aucun historien du mouvement olympique n'a jamais retrouvé trace.
Une filière chasseurs mobilisée en urgence
Face à cette situation, la FFTA aurait aussitôt pris contact avec la Fédération Nationale des Chasseurs pour identifier des lieutenants de louveterie susceptibles de rédiger les attestations requises avant vendredi soir. Dans les milieux de la chasse, la nouvelle a suscité un mélange de stupéfaction et de satisfaction discrète. Aldric Favreau, responsable du groupement de chasse du canton de Liffré, à deux pas de Rennes, aurait confié à ses acolytes, entre deux passages de gibier : « C'est la première fois depuis quarante ans qu'on nous demande quelque chose d'utile pour le tir à l'arc. » Son carnet de souche était ouvert avant même que Mollard ait raccroché son téléphone.
À Bruxelles, le porte-parole de la CPCBE, Sigismond Kreuter, a précisé dans un communiqué que l'institution n'entendait nullement remettre en cause le palmarès français, « cinq médailles sur six possibles représentant une performance remarquable et digne d'éloges », mais que « la cohérence écosystémique du matériel balistique demeure non négociable dans un contexte de transition verte accélérée ». Le communiqué était illustré d'une photographie de forêt de bouleaux dont les métadonnées indiquaient qu'elle avait été prise dans le Minnesota en 2014.
Révélation : vous venez de lire de la satire
Cet article est une fiction satirique publiée par La Gazette du Sous-Bois, journal parodique assumé dédié au monde de la chasse et de la nature. Il n'existe aucune Commission du Patrimoine Cynégétique et Balistique Européen, aucun arrêté sur les flèches en bois de cervidé, aucune menace sur les titres français. En réalité, Rennes a bien réalisé le doublé lors de la Coupe d'Europe des clubs de tir à l'arc à Ruse les 3 et 4 octobre 2026, la France a bien remporté cinq médailles sur six en arc classique par équipes, et la FFTA n'a reçu aucune télécopie de qui que ce soit. Tous les personnages nommés dans cet article sont entièrement fictifs. Pour les vrais résultats, rendez-vous sur PleineMouche.