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Grippe aviaire : les appelants bientôt soumis à un test PCR individuel avant chaque sortie en hutte

Grippe aviaire : les appelants bientôt soumis à un test PCR individuel avant chaque sortie en hutte
© La Gazette du Sous-Bois

Le ministère chargé de l'Agriculture et celui en charge de la Biodiversité seraient sur le point de cosigner un arrêté interministériel qui ferait basculer la pratique de la hutte dans une nouvelle ère administrative. Selon plusieurs sources concordantes au sein de la Direction générale de la santé animale et de la protection des végétaux (DGSAPV), un projet de texte en cours d'arbitrage imposerait, dès l'ouverture de la saison 2025-2026, un dépistage par écouvillonnage naso-cloacal de chaque appelant dans les 72 heures précédant toute sortie de chasse. Le résultat, négatif à l'influenza aviaire, devrait être consigné sur un carnet sanitaire individuel par oiseau, visé par un vétérinaire sanitaire agréé et transmis en temps réel à la plateforme dématérialisée AviSan-Connect.

L'information, révélée en premier lieu lors d'une réunion de travail tenue le 14 mai dernier dans les locaux de l'Agence nationale de biosécurité aviaire (ANBA) à Maisons-Alfort, a depuis circulé dans les fédérations départementales avec la vitesse d'un colvert face au vent de nord-est. « Nous avons pris connaissance de ce projet avec une très grande attention », a déclaré M. Gontran Féville, directeur technique de la Fédération nationale fictive des chasseurs de gibier d'eau, dont le bureau s'est réuni en urgence le 19 mai. « Une très grande attention », répéta-t-il, visiblement à court d'adjectifs.

Un dispositif technique d'une précision chirurgicale

Le projet d'arrêté, dont La Gazette du Sous-Bois a pu consulter une version provisoire de 47 pages, détaille avec une minutie remarquable les modalités opérationnelles du dispositif. L'article 6, alinéa 3, précise notamment que l'écouvillonnage devra être réalisé « dans un espace clos d'une superficie minimale de 4 m², ventilé mécaniquement, et distinct du local d'hébergement habituel des appelants ». Le sauvaginier devra par ailleurs porter des équipements de protection individuelle de niveau P2, tenir un registre de consommation des kits de prélèvement et conserver les résultats pendant cinq ans minimum.

La traçabilité individuelle constitue le nœud du dispositif. Chaque appelant — colvert, sarcelle, fuligule ou pilet — devrait se voir attribuer un identifiant alphanumérique unique gravé sur bague électronique passive, compatible avec les lecteurs RFID de la plateforme AviSan-Connect. Les frais d'inscription, de baguage et d'abonnement annuel à la plateforme seraient à la charge exclusive du détenteur, soit une estimation provisoire de 340 euros par oiseau et par saison, selon les calculs de Mme Clothilde Rambaux, chargée de mission à l'ANBA, qui a refusé de confirmer ou d'infirmer ce chiffre lors de la réunion du 19 mai.

La filière vétérinaire en état de préparation avancée

Du côté des vétérinaires ruraux, l'accueil du projet est plus nuancé. Le Dr Anselme Pouvreau, praticien installé à Arès en Gironde et spécialiste reconnu de la faune sauvage captive, reconnaît que la mesure générerait « un volume de consultations non négligeable ». Il estime à 12 minutes la durée incompressible d'un écouvillonnage sur un canard adulte correctement contenu, et recommande d'emblée deux personnes par prélèvement — l'une pour la contention, l'autre pour le geste technique. « Un sauvaginier qui possède seize appelants et souhaite sortir à la hutte le samedi matin devra donc planifier son rendez-vous vétérinaire au plus tard le mercredi, délai d'analyse inclus. C'est tout à fait gérable », conclut-il, les yeux légèrement rivés sur son agenda.

Pour les sauvaginiers des marais breton et vendéen, la logistique suscite davantage de scepticisme. Marcel Houdin, responsable de société de chasse à Noirmoutier-en-l'Île, a procédé à ses propres calculs : avec ses vingt-deux appelants, sept sorties prévues entre mi-octobre et fin janvier et un cabinet vétérinaire à 34 kilomètres, il estime à 2 380 euros le surcoût annuel hors frais de carburant et de baguage. « Je ne dis rien, je calcule », précise-t-il sobrement, avant d'ajouter qu'il a commencé à s'interroger sur le coût d'un abonnement à un service de livraison de kits de prélèvement à domicile.

Une concertation annoncée, un calendrier serré

Le secrétaire d'État chargé de la biodiversité, M. Édouard Vallières-Morin, personnage intégralement fictif, aurait indiqué lors d'une réunion interministérielle du 22 mai que « la protection de la filière avicole nationale face aux risques liés à l'influenza aviaire constitue une priorité non négociable ». Une phase de concertation avec les représentants des fédérations de chasseurs serait ouverte jusqu'au 30 juin, soit un délai de trente-neuf jours pour examiner 47 pages d'arrêté, trois annexes techniques, deux décrets modificatifs et un guide de bonnes pratiques de 112 pages illustrées de schémas d'écouvillonnage en couleur.

Les associations de protection de l'environnement, pour leur part, ont d'ores et déjà réclamé l'extension du dispositif aux oiseaux de compagnie des zones périurbaines, estimant que « la grippe aviaire ne fait pas de distinction entre un colvert de hutte et une perruche de balcon ». La proposition n'a pas encore reçu de réponse officielle.

Révélation obligatoire : cet article est une satire entièrement fictive publiée par La Gazette du Sous-Bois, journal parodique du monde de la chasse et de la nature. Il n'existe aucun arrêté interministériel imposant un test PCR aux appelants, aucune plateforme AviSan-Connect, aucune Agence nationale de biosécurité aviaire, et tous les personnages nommés sont purement inventés. Pour les véritables obligations sanitaires applicables aux détenteurs d'appelants et au cadre réglementaire de l'influenza aviaire, consultez votre fédération départementale de chasseurs ou les publications officielles des autorités vétérinaires compétentes.