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La Diana Bandit Tactical reclassée en catégorie C : le ministère impose désormais un carnet de tir pour chaque plomb utilisé

La Diana Bandit Tactical reclassée en catégorie C : le ministère impose désormais un carnet de tir pour chaque plomb utilisé
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Un arrêté conjoint du ministère de l'Intérieur et de la Direction Générale de l'Armement, référencé NOR : INTD2600847A et publié au Journal officiel du 14 octobre 2026, a placé la Diana Bandit Tactical au cœur d'une procédure de reclassification d'urgence, après la publication, le 5 octobre, des résultats du banc d'essai conduit par Hard Air Magazine. Les conclusions de ce test ont provoqué ce que le colonel de gendarmerie Armand Feuillet, chef de la cellule « Armes et Munitions » de la DGGN, a qualifié, lors d'une conférence de presse tenue à Issy-les-Moulineaux, de « situation réglementaire inédite et préoccupante ».

Le cœur du problème est arithmétique. La carabine PCP en calibre 5,5 mm annoncée par Diana à 16 joules — soit un positionnement confortable en catégorie D, vente libre, aucune formalité — a vu son énergie grimpée à 22,0 joules lors du passage au banc avec des plombs JSB Jumbo Monster de 1,65 gramme. Or le seuil de 20 joules constitue, en droit français, la frontière exacte entre la catégorie D et la catégorie C, cette dernière impliquant déclaration en préfecture, présentation d'une pièce d'identité et inscription sur le registre national des armes. Un écart de deux joules, donc. Deux joules qui, selon l'arrêté NOR : INTD2600847A, « engagent la pleine responsabilité pénale du détenteur ».

Jusqu'ici, le droit français catégorisait une arme selon ses caractéristiques constructives. L'arrêté du 14 octobre introduit un principe inédit, qualifié par son rédacteur principal, le sous-directeur Gontran Merlevède, de « catégorisation projectile-dépendante dynamique ». En termes moins bureaucratiques : la même carabine PCP peut appartenir simultanément à la catégorie D avec un plomb léger de 0,65 gramme — 17,7 joules mesurés — et basculer en catégorie C dès lors que le tireur charge un projectile de 1,37 gramme ou plus, comme le Baracuda Match, qui culmine à 21,6 joules. L'arme change donc de statut juridique entre chaque rechargement, selon la masse du plomb glissé dans le canon.

Un carnet de tir projectile par projectile

La solution retenue par la Direction Générale de l'Armement pour gérer cette mobilité catégorielle est d'une élégance administrative remarquable. Tout détenteur d'une Diana Bandit Tactical en calibre 5,5 mm est désormais tenu de compléter, avant chaque session de tir, un formulaire Cerfa 15-G-0047 bis, dit « déclaration préalable de projectile », mentionnant la marque, la masse en grammes et le lot de fabrication du plomb qu'il s'apprête à utiliser. Ce formulaire doit être transmis par voie électronique à la préfecture du département de tir dans un délai minimum de quarante-huit heures. En cas d'utilisation de projectiles de masses différentes au cours d'une même séance — pratique courante lors d'un test comparatif ou d'un zérotage —, un formulaire distinct est exigé pour chaque référence de plomb.

La contrainte prend une dimension particulièrement savoureuse au regard de l'autonomie de l'arme. Hard Air Magazine ayant mesuré une régularité acceptable sur cinq tirs par remplissage, un tireur qui voudrait comparer trois types de projectiles différents sur deux pleins devra avoir déposé six Cerfa avant de presser la détente une seule fois. La préfecture de la Creuse, jointe par téléphone, a indiqué n'avoir « pas encore reçu les instructions techniques pour traiter ce type de formulaire » et a conseillé d'appeler après le 15 du mois.

Les revendeurs dans l'expectative

Du côté des armuriers, la situation génère une perplexité non dissimulée. Bertrand Lassalle, gérant de l'armurerie Lassalle & Fils à Brive-la-Gaillarde, a reçu cette semaine trois exemplaires de la Diana Bandit Tactical commandés avant la publication de l'arrêté. « Je les ai mis en réserve, explique-t-il, parce que je ne sais pas si je dois les vendre comme armes de catégorie D avec une notice d'avertissement invitant l'acheteur à ne jamais utiliser de plombs lourds, ou les enregistrer en catégorie C et refaire toute la paperasse. J'ai appelé la DGA deux fois. On m'a dit que la circulaire d'application était en cours de rédaction. » Sur l'étagère, les boîtes de JSB Jumbo Monster sont pour l'instant recouvertes d'un Post-it manuscrit : « Vente suspendue aux détenteurs de Bandit Tactical ».

L'association nationale des chasseurs et tireurs sportifs de l'air comprimé, présidée par Joëlle Mirambeau, a annoncé un recours en Conseil d'État contre l'arrêté, estimant que le principe de « catégorisation dynamique par projectile » crée une insécurité juridique sans précédent et pourrait, si le raisonnement était étendu, reclasser n'importe quelle carabine PCP en arme de guerre dès lors qu'on lui trouve un projectile suffisamment lourd. « Avec ce raisonnement, a déclaré Mme Mirambeau lors de l'assemblée extraordinaire du 17 octobre à Clermont-Ferrand, un lance-pierre chargé d'un caillou de deux kilos pourrait être qualifié d'obusier. »

La Gazette du Sous-Bois vous informe qu'aucune des mesures décrites dans cet article n'existe. L'arrêté NOR : INTD2600847A, le formulaire Cerfa 15-G-0047 bis, la « catégorisation projectile-dépendante dynamique » et l'ensemble des protagonistes nommés — colonel Feuillet, sous-directeur Merlevède, Bertrand Lassalle, Joëlle Mirambeau — sont intégralement fictifs. Cet article est une satire publiée par La Gazette du Sous-Bois, journal parodique consacré au monde de la chasse et de la nature. Les données de puissance citées sont en revanche réelles et issues du banc d'essai publié par Hard Air Magazine le 5 octobre 2026.